Friday, August 26, 2011

Une petite visite au Marché Hyppolite (marché en fer)

Salut tout moun,

Hier nous nous sommes rendus pour faire une petite visite au Marché Hyppolite, aussi appelé le marché en fer et aussi autrefois, le Marché Vallières.  En effet, nous avions une réunion au Champs de Mars et par la suite, nous avons décidé de faire un petit tour au marché.  Je n'en étais pas à ma première visite mais je tiens à vous en glisser quelques mots.

Dans un premier temps, nous avons fait la visite obligatoire devant le Palais présidentiel afin de jeter un coup d'oeil rapide sur son état:

On voit que les travaux de démolition ont commencé, mais il reste beaucoup à faire!  Haïti sera certainement à nouveau dotée d'un palais présidentiel mais cette tâche ne sera pas finalisée avant un certain temps!

Par la suite, nous avons fait le tour (en voiture) du champs de mars:



Et, après avoir fait un petit tour du centre-ville de Port-au-Prince, nous nous sommes rendus au Marché Hyppolite:



En arrivant dans le stationnement, je prends une photo de la structure principale. On voit ici que la structure du marché rappelle le Moyen-Orient. Un Haitien m'expliquait que ce marché avait été construit à la fin du 19e siècle et était destiné à devenir une gare au Maroc.  Toutefois, suite à diverses tractations, le marché a été donné à Haïti pour devenir un marché public.  Il fut donc déplacé en pièces et reconstruit à Port-au-Prince.

Il n'y avait que deux voitures dans le stationnement. Mais nous sommes dans la semaine et les gens fréquentent le marché le weekend.  Celui-ci est ouvert de 7h00 à 17h00 du lundi au samedi et de 7h00 à 14h00 le dimanche. 

Le marché est divisé en deux sections, lorsque vous arrivez, à votre droite, se trouve la section "artisanat" et "objects religieux... " (vaudou). Et l'autre section est destinées aux objets divers, à certains services tels que des pédicures, tresses, cordonnier, etc... et évidemment, les denrées alimentaires.  Vous souriez peut-être en lisant "pédicure" mais j'ai effectivement vu quelqu'un se faire faire une pédicure, mais l'équipement pour ce faire était rudimentaire, on utilisait une lime à ongle, un coupe ongle et un petit bac d'eau savonneuse.. et un tabouret pour s'asseoir entre deux étals de produits pour les cheveux vendus en vrac.


Vous avez ici une vue extérieure du marché, du côté des artisans.  C'est de ce côté que nous avons débuté notre visite.  Sitôt entrés, nous sommes accueillis par Zamor et quelques autres collègues qui entreprennent de nous faire faire le tour du marché.  Ils nous amènent évidemment devant leurs étals, mais n'insistent pas si nous n'achetons pas.  Je leur dit qu'aujourd'hui, on fait le tour des lieux, mais que nous reviendrons.  De toute façon, il m'y ont déjà vu parce que ce n'est pas la première fois que j'y vais.  Lorsqu'avec un clin d'oeil, je les assure pour les deux prochaines années (durée de mon séjour), je leur amènerai des clients, ils sont ravis.


Les étals présentent toutes sortes d'objets de fabrication assez standard.  Ainsi, on peut retrouver dans la plupart des étals des objets de bois (plaques inscrites "Haïti"), des statuettes de pierre, etc, qui sont visiblement réalisées en série, mais on peut aussi retrouver des objets qui sont plus insolites ou à tout le moins plus originaux, particulièrement dans la section "vaudoue".   D'ailleurs, j'ai pris une photo d'un bonhomme amusant:



J'avoue que lorsque je vais dans la section vaudoue, je dois me retenir pour ne pas faire des achats, les pièces peuvent être très chères (plusieurs centaines de dollars USD) et peuvent être de goût parfois "inquiétant" ou "douteux" car elles sont souvent plutôt macabres.  Aussi, il ne faut pas oublier que le prix demandé est toujours beaucoup trop élevé.  Il faut négocier, il on vous demande 100$ haitiens, ce qui veut dire 500 gourdes, car on vous parle en dollars haitiens, vous pouvez offrir beaucoup moins.

Au risque de me répéter, le dollars haitien est n'existe pas et n'a pas cours légal: il s'agit d'une monnaie fictive.  Le "dollar haitien" vaudrait 5 gourdes et cette expression est issue de l'époque où le dollar américain équivalait à 5 gourdes.  La gourde a été dévaluée mais les gens ont conservé l'expression "dollar haitien".  Ainsi, si vous allez sur la route et que vous voyez une manchande de tablettes pistaches (miam!), elle vous demandera 10 dollars pour le sac de tablettes... ceci signifie 50 gourdes.  Si vous lui donnez 10$USD, elle sera bien contente de votre erreur car vous lui aurez remis 8 fois le prix demandé.

Après avoir fait le tour du marché, côté artisanal, nous avons traversé du côté du marché alimentaire.  Nous avons fait le tour et on peut tout de suite remarquer que les odeurs sont différentes.  On y sent les fruits, les épices.  Il y règne une plus grande effervescence que de l'autre côté.

J'en ai profité pour m'acheter de la canelle haitienne:



Dans les deux sections du marché, on peut retrouver des comptoirs Digicel.  Évidemment, si l'on considère que c'est las Digicel, présente partout ici, qui a financé la reconstruction du marché, il apparaît normal qu'elle y ait installé des comptoirs de service!  Un collègue en a profité pour acquérir une carte de recharge de 500 gourdes.  N'oubliez pas! lorsque vous achetez une carte, on vous charge le montant de la carte plus un frais de 10%.  Par conséquent, la carte de 500 gourdes vous en coûte 550.

Mon guide dans le marché m'informait que les étals sont loués par les marchands auprès de la Digicel pour une sommes de 150 gourdes, ce qui représente environ 3.75$USD, par semaine.

Et pour ceux qui doutent de la sécurité dans l'enceinte du marché.  Celle-ci est assurée par une agence de sécurité privée et on voit des gardes armés partout qui y circulent pour assurer que tout se déroule bien.

Je n'ai pas parlé de la salubrité du marché... mais je peux vous dire que ce marché ne ressemble en rien aux autres marchés publics que j'ai visités.  Ce marché est très bien entretenu, il contient des latrines publiques, il y a de l'électricité, il n'y a pas de détritus qui traînent.  Alors que dans certains marchés publics, les odeurs de détritus règnent, au marché en fer, on hume des odeurs sucrées et épicées qui contrastent avec celles de la ville qui entoure le marché et qui rendent la visite si agréable!  D'ailleurs ce sont ces odeurs qui m'ont incité à acheté l'excellente canelle haitienne! (L'anis étoilé n'est pas mal non plus..)

Le marché Hyppolite est entouré de marchands dans les rues qui rendent la circulation plutôt difficile:



Et par la suite, nous reprenons la route pour le retour au boulot:



Nous nous sommes arrêtés par l'hôtel Oloffson (vous pouvez voir des photos du Oloffson dans des entrées précédentes) pour y manger de la chiquetaille de hareng et des accras de morue, accompagnés d'un excellent jus de melon ou de cerise!  En Haïti, si vous aimez les jus de fruits frais, vous vous retrouverez au paradis!!!  Bon, la chiquetaille bien épicée, on appelle ça "manje tafya" ici. De la nourriture qui va bien avec l'alcool fort (rhum, clairin...)

D'ailleurs, j'ai un vieil ami qui m'a apporté une bonne bouteille de kleren sen michèl... c'est pas tout le monde qui aime. Mais moi, j'adore.  Le clairin est un alcool artisanal (très fort) qui est préparé à partir de la canne à sucre, il est peu recommandé (en fait, il n'est pas recommandé du tout) d'en acheter si vous ne connaissez pas la personne qui le fait.  Personnellement, c'est un ami qui me l'a apporté et il est délicieux.  Comme c'est fort, je bois avec parcimonie.

Pour finir la journée, je suis allé souper chez un autre ami haïtien qui m'a reçu chez lui avec des accras et une bonne Prestige (bière haïtienne). Délicieux mais ouf! c'est assez gras!  Il me disait: "mais voyons, c'est une petite entrée!" (un petit quelque chose pour se soutenir: "yon ti soutnikè") Je veux bien mais ça bourre!  Nous nous sommes par la suite rendu à Pétionville au restaurant "Pizza Garden".  J'ai mangé une excellente pizza.  Ce qui est spécial de cet endroit c'est que je peux comparer l'ambiance de l'endroit aux restaurants les plus chics de Pétionville!  Alors attention, si vous allez dans une pizzeria ici, c'est pas toujours le petit resto du coin.  Les femmes y étaient en robes chic et "sexys", les garçons étaient vêtus d'habits ou de vêtements très "chics urbains". 

Sauf que la pizza offerte, avec du "american cheese", est quelque chose à laquelle les canadiens ne sont pas habitués, on m'a offert le mozzarella mais à la recommandation de mon collègue, j'ai pris le american cheese.  Dur à décrire, on pourrait penser que c'est du fromage philadelphia fondu... mais c'était très bon.

J'ai aussi noté que lorsque nous avons stationné la voiture, personne ne s'est précipité sur nous pour nous dire "hé boss, je garde ta voiture" (et ainsi soutirer 100 gourdes à notre sortie du restaurant) et on m'expliquait que la rue est gardée et sécurisée et que ce type d'activité n'est pas tolérée sur la rue.  C'est pas première fois que je sortais à Pétionville et que je voyais ça!

Et voilà pour ma journée d'hier!
À bientot tout moun!
Richard

Thursday, August 18, 2011

Une visite de terrain à Bolosse

Salut tout moun

Hier, nous nous sommes rendus dans le quartier de Bolosse à Port-au-Prince pour faire une visite de terrain.

En fait, nous avons un projet de réhabilitation d'une place publique dans le quartier de Bolosse à Port-au-Prince et nous devions nous rendre sur les lieux pour évaluer les travaux à réaliser.

Notre projet vise à founir de l'eau potable aux citoyens du quartier et de l'éclairage solaire à la place publique.




Nous avons pu rencontrer les responsables du conseil de quartier qui nous ont expliqué que l'eau est fournie par le biais de tuyaux (dont deux sont enfouis) sur une base de distribution de quelques heures les mardi, jeudi et dimanche.

Voici par où s'écoule l'eau présentement:


Nous procéderons à des expertises quant à la qualité de l'eau et quant à la technologie requise pour réaliser le projet.  De plus, il faut noter que des familles se sont installées sur les lieux et devront être relocalisées dans un autre endroit:




Par la suite, nous nous sommes rendus à une citerne d'eau qui alimente une partie de Port-au-Prince pour un peu mieux comprendre comment se fait la distribution d'eau dans la capitale haïtienne.

Les gens qui travaillent à cette citerne et qui l'actionnent et l'entretiennent y vivent également.  Ceci leur permet d'avoir un chez soi, un travail et des responsabilités à la fois.

Comme vous le voyez, on détecte tout de suite que des gens habitent près du réservoir.  Ils y habitent avec tout ce que cela comporte, soit de faire la lessive, la nourriture... etc:


Par la suite, à la demande de mon collègue nouvellement arrivé, nous avons transité par le cimetière pour y faire une petite visite éclair:


Nous avons aussi réalisé une petite visite des locaux de la Mairie située sur le champs de mars.  De ces locaux, on peut voir le camp du champs de mars et sa multitude de tentes:


Et enfin, nous nous sommes rendus sur le site de l'ancienne mairie de Port-au-Prince.  Nous avons pu ainsi avoir une idée du matériel dont dispose la mairie en matière de gestion de la voirie.  De cette façon, nous pouvons aussi avoir une idée plus précise de ce dont dispose la Mairie:


Malheureusement, les camions que vous voyez ici ne sont pas fonctionnels et la Mairie n'a pas les ressources suffisantes pour les opérer à ce jour.  Par conséquent, les travaux sont effectués à la main.  Les instruments utilisés pour l'entretien de la voirie sont donc rudimentaires pour le moment:


Ceci nous donne une idée que, outre le fait que la Mairie ne dispose que de peu de ressources, les gens qui travaillent pour la voirie doivent trimer bien dur.  La brouette et la pelle sont leur outil de travail pour ramasser les détritus et les empiler pour que l'état central en fasse la collecte.

Suite à ces visites par une chaleur torride, nous avons lunché et sommes retournés au bureau où nous avons pu finir la journée à l'air climatisé.  Il faut dire que nous avons passé le reste de la journée à déménager des meubles et à placer les bureaux, alors l'air climatisé était le bienvenu!

Babay

Richard

Saturday, August 13, 2011

Une petite soirée au Brasilero et au Café des arts

Salut tout moun,

Hier soir, je suis sorti au Brasilero, un restaurant dans Pétionville.  Nous sommes allés assister à un spectacle d'un groupe dans lequel un chum à moi, Noel, un employé de l'hôtel Montana, est musicien dans un groupe qui se produisait hier et nous avons décidé d'aller passer la soirée là.



Le groupe était excellent! Ils ont joué plusieurs styles de musique, même du Jimi Hendrix !! La qualité des musiciens était tout à fait impressionnante et les gens dans l'assemblée les appréciaient visiblement.

Nous avons essaye le boeuf au souper ce soir-là et avons été enchantés par la qualité de la nourriture (le médaillon de boeuf sauce au poivre était tout à fait délicieux).  Il faut noter que la première fois où j'ai soupé au Brasilero, j'ai essayé un plat typique : le Lalo.  Personnellement, je n'ai pas aimé.  En fait, plusieurs personnes de notre groupe avaient essayé ce plat et personne n'a apprécié.  Pour vous donner une idée rapide, le lalo a la texture des épinards en canne (pour ceux qui connaissent les épinards "Popeye", vous prendrez la référence...) mais avec un goût un peu plus amer, on y ajoute de la viande et il y avait aussi quelques crevettes.  Le tout était servi avec du riz blanc.   Ce ne fut pas un succès.

Nous avons par la suite changé de restaurant et nous nous sommes rendus au Café des Arts où un groupe de musique reggae se produisait.



Personnellement, je ne suis pas fanatique de musique reggae mais nous avons passé un bon moment à discuter en écoutant la musique.

Hé oui, comme vous le voyez, nous pouvons avoir des activités ici et sortir voir des spectacles et prendre un peu de bon temps.  Ça fait du bien et nous permet de relaxer quelques heures.
Une petite dose de réalité:

Il demeure toutefois important de rester aux aguets lorsqu'on sort dans la rue car les vols sont fréquents ici.  Les personnes qui ont des sacs à main et porte-feuilles doivent demeurer vigilantes pour ne pas de les faire voler dans la rue.
En effet, des personnes m'ont informé qu'elles se sont fait voler dans Pétionville, près du restaurant Le View, qui est un restaurant chic. J'ai moi-même été témoin d'un tel vol, qui se produit en une fraction de seconde, et lorsque le voleur se sauve dans une ruelle noire avec le sac à main volé (dans ce cas, c'était un sac à main), nous ne pouvons rien faire d'autre que de le laisser aller.  Il serait trop dangeureux de le suivre....

De plus, il est recommandé de toujours s'assurer que les portes des voitures sont bien barrées lorsque vous circulez.  Certaines personnes se sont fait voler des sacs à mains dans la voiture.  Un truc utilisé est que lorsque vous entrez dans la voiture, quelqu'un du côté du chauffeur vous distrait en vous demandant si tout est OK.  Lorsque vous le regardez et barrez les portes avec le contrôle automatique, un complice retient une des poignées de l'autre côté de la voiture empêchant ainsi une porte de se barrer.  Et lorsque vous déposez votre sac dans la voiture sur le banc d'à côté, le voleur ouvre la porte (que vous croyez barrée) et s'enfuit avec vos effets personnels.  Tout se déroule en quelques secondes et vous n'avez pas le temps de réagir.

Alors nous demeurons vigilants, mais ceci ne doit pas nous empêcher de profiter de la vie à Port-au-Prince.

Notez que de notre côté, le truc des "portes barrées" est difficile à réaliser, nous ne conduisons pas le véhicule, sortons en groupe donc il n'y a pas vraiment d'espace de libre où des effets personnels sont faciles à voler et, en plus des instructions de toujours barrer les portes en entrant dans le véhicule, le chauffeur s'assure toujours personnellement que nos portes sont bien barrées. 

À bientôt!

Richard

Thursday, August 11, 2011

Le retour à Port-au-Prince

Salut tout moun

Je suis de retour à Port-au-Prince. 

Le vol a bien été mais je dois vous raconter en quelques mots comment s'est déroulée notre arrivée à l'aéroport de Port-au-Prince.... le chaos total.

Lorsque l'avion atterit à Port-au-Prince, les gens sont transportés par autobus de la sortie de l'avion jusqu'au douanes.  Nous arrivons donc aux douanes, ce qui se fait assez vite dans mon cas puisque je suis passé l'un des premiers.  Toutefois, je vois derrière les douanes que les passagers du vol précédent attendent toujours leurs bagages. (aie aie aie... un petite lumière rouge s'allume ici dans ma tête.. nous passerons un moment difficile).

L'aire de réception des bagages est assez exigüe et on y retrouve deux convoyeurs (trop petits pour être vraiment fonctionnels et qui bloquent à tous les 5 minutes, ils doivent alors être débloqués et réactivés) et un kiosque pour obtenir un chariot.  Pour obtenir le chariot, vous vous présentez au kiosque, la dame vous vend un ticket (2$USD) et vous présentez le ticket pour obtenir votre chariot. 

Bon... comme il y avait un vol qui nous précédait, il ne restait plus de chariots de disponibles. Ici, il existe une réalité... le concept de "attendre en ligne" n'est pas respecté par tous.  Alors que je me mets en ligne (je suis environ 4e) ... c'est la ruée.  Les gens se battent pour pouvoir passer devant les autres, ils crient, s'engueulent.  Le chaos commence. La dame qui vend les tickets se fait engueuler par les gens, elle leur de faire la file, ils refusent... alors elle boude et refuse obstinément de vendre des tickets. Les gardiens de sécurités tentent de faire de l'ordre et de dire au gens de faire la file.  Rien à faire. 

Au bout de plus de 30 minutes, je réussis à me faufiler et obtenir un chariot (je serai un des rares chanceux qui en auront un !)  En fait, c'est qu'un vieux monsieur a coupé la file, se glisse devant moi par le côté du kiosque et veux tu ticket.  La dame lui dit de faire la file, il l'engueule. Et c'est alors que je tends mon deux dollars par dessus le monsieur et qu'elle me vend le ticket.  Le vieux est furieux et engueule la dame!

Et maintenant, c'est la ruée vers les convoyeurs, les gens se ruent littéralement, se poussent, embarquent les uns sur les autres et vident le convoyeur qui fonctionne en "déposant" des valises un peu partout alors on se retrouve dans une mer de gens et de valises.  Ca crie, ca pousse... le convoyeur est bloqué à plusieurs reprises et il faut le repartir. 

Un employé de l'aéroport annonce que les valises seront placées sur l'autre convoyeur et qu'il faut changer... la mer humaine se déplace d'un convoyeur à l'autre dans le désordre le plus total.  Les valises "revolent" partout, on reçoit des coups de sacs, de valises, de chariots... bref, l'horreur...

Après un bon 45 minutes de chaos sur le convoyeur 2... un employé fait l'annonce:  "on change de convoyeur"... tout le monde repart en se poussant et en criant... Il fallait faire de la place car un autre avion débarque... !!! comme s'il nous restait de l'espace!  Alors la situation ne s'améliore pas beaucoup, si j'ose m'exprimer ainsi.

Pour vous déplacer dans l'aéroport, vous devez enjamber des valises et des sacs tout en poussant les gens qui, comme vous, sont complètement pris dans ce chaos.

Alors il faut rester zen dans ces situations et garder son sens de l'humour. Je peux vous dire que la plupart des gens n'avait pas le sourire aux lèvres. ;-)

Soyez rassurés, nous avons récupéré nos valises.. ca a pris plus de 2 heures, mais on les a eues!!!

Vous comprendrez que je n'ai pas pris de photo...  Les gens étaient déjà pas mal survoltés, il aurait été plutôt mal vu de faire flasher mon appareil à ce moment.

Mais je peux vous dire que mon collègue, qui en était à sa première visite à Port-au-Prince, en a eu pour son argent.  Heureusement, il a des nerfs solides et s'est très bien débrouillé dans ce chaos.

Finalement, nous avons pu sortir de là et nous nous sommes rendus à la voiture qui m'a ramené à la maison.  ouf!

À bientôt!

Richard 

Thursday, July 28, 2011

Graduation des enfants des écoles communales

Salut tout moun

Depuis quelques semaines, je reconnais que je vous écris moins, mais ces jours-ci nous avons beaucoup de travail, ce qui me laisse peu de temps pour les loisirs. 

Il y a quelques semaines, un dimanche, j'ai été invité à assister à la cérémonie de graduation des écoles communales de niveau préscolaire.  Cet événement, organisé par la Mairie de Port-au-Prince, souligne la fin des classes pour les touts petits est bien apprécié des parents.  On me dit de ne pas me formaliser que c'est un événement et que je peux me vêtir comme bon me semble....  je porte donc pantalon beige et chemise lignée, ma tenue est plus "sport" que "de soirée".  Mais lorsque j'arrive, je constate que tous les enfants sont vêtus avec les petites robes et habits d'école, que les parents sont en robes et en costumes cravates.  Bref, je regrette un peu ma cravate, qui aurait été de circonstance, semble-t-il.  Mais bon, je ne suis que spectateur et je m'assoierai dans la salle "incognito" (peu importe où je m'assoie, je ressors un peu dans la foule.  Je suis le seul blanc.)

Je suis donc arrivé sur le site et j'ai pris le temps de discuter avec les gens jusqu'à ce que la cérémonie débute.  Je croyais que je serais assis dans la foule pour assister à la cérémonie, tout simplement.  Hé bien, je me suis trompé: les organisateurs avaient d'autres plans pour moi.  Ils m'ont demandé de m'asseoir en avant à la première rangée avec les invités d'honneurs, les représentants du gouvernement et les maires.

Bon, OK, c'est une place de choix et j'étais bien content! belle vue sur tout le spectacle.





Tout a commencé par l'hymne national haitien chanté par les enfants et ensuite, la mairesse adjointe a fait le discours d'ouverture de la cérémonie et le maître de cérémonie prendra la relève.  J'aurai l'occasion de discuter durant près d'une heure avec celui-ci qui est un artiste de théâtre et animateur de radio.  Fort sympathique et intéressant.  J'espère avoir l'occasion de le revoir, notamment dans une de ses prestations théatrales.

Par la suite, nous avons eu des spectacles de chants par les enfants et des spectacles de danse!

Ensuite, les enfants ont reçu leur petits "diplômes" et des cadeaux de la mairie:



La remise des cadeaux:




Le Maire de Port-au-Prince a fait un discours de circonstance et m'a joué un tour.  Lors de son discours, il m'a présenté et m'a invité à me rendre sur la scène.  Inutile de vous dire que je n'étais pas préparé à ça!  je me rends donc sur la scène, sur le côté de la scène, un peu en retrait, mais non, il me dit de me placer à ses côtés.  Il me présente, informe les gens de ce que je fais au pays et leur dit que j'aime beaucoup Haïti (ce qui est vrai!) et que je vais leur dire quelques mots... en créole!!! Et il me passe le micro !

Je me retrouve alors devant plus de 200 personnes et je dois parler créole.  Mon intervention fut plutôt courte, remerciements et félicitations aux enfants.... en créole, bien sur.  Je crois que je me suis bien débrouillé.

La cérémonie s'est bien déroulée et a été un succès, les gens étaient ravis, particulièrement les parents qui étaient présents dans la salle.

Après la cérémonie, un goûter était servis pour les personnes présentes.  De mon côté, je me suis rendu avec les officiels dans les bureaux de la mairie situés sur le site de l'ancienne Mairie où nous avons dégusté accras, bananes plaintain et pâtés à la viande.

De retour à la maison en début d'après-midi, ce qui me laissait le reste de la journée pour préparer ma semaine.

À bientot

Richard

Saturday, July 16, 2011

Visite du Maire de Montréal à Port-au-Prince

Salut tout moun,

Je ne peux tenir un blogue sur mes expériences à Port-au-Prince sans mentionner la visite du Maire de Montréal à Port-au-Prince !!  Puisque mon blogue se veut une chronique sur ce que je vis à Port-au-Prince, je ne vous relaterai la visite du maire sur un point de ce que J'AI fait durant cette mission et je ne tiendrai pas d'analyse critique ou politique sur l'événement qui, je crois, fut un succès.  Je n'incluerai pas de photos des politiciens et de photos "officielles".  Si vous désirez de telles photos, je vous suggère de vous adresser aux médias d'informations ou à d'autres sources d'informations car le but de mon blogue n'est que de vous faire découvrir un peu d'Haïti à travers mon expérience personnelle.

En fait, j'intitule mon entrée de blogue "visite du maire de Montréal" mais il s'agissait d'une délégation formée du président de l'Union des municipalités du Québec, de celui de la Fédération canadienne des municipalités, de représentants de France, et d'une organisation Néerlandaise et d'une équipe de support à ces représentants ... bref, il s'agissait d'une mission politique visant le lancement de l'ensemble du projet et non pas uniquement que du volet de Port-au-Prince.

Dimanche, en début d'après-midi, le Maire de Montréal arrive à Port-au-Prince, nous l'accueillons et il est mené au salon VIP où une conférence de presse aura lieu.   Les petits discours d'usage sont prononcés, mais j'en ai manqué l'essentiel car j'ai dû sortir de la salle pour régler un petit problème de logistique.

Par la suite, nous nous sommes rendus à l'hôtel (le Karibe Convention Center) où logeait le maire pour y rejoindre les autres personnes qui feront partie de l'expédition de l'après-midi.  Nous irons visiter quelques camps de réfugiés et un orphelinat.

Nous formons un convoi qui est composé de véhicules de la Police Nationale d'Haiti, de véhicules des Nations-Unies et de véhicules "civils".  En fait, ces précautions sont nécessaires puisque nous circulerons dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince, parfois un peu plus instables.  Les véhicules de la Police Nationale nous ouvrent le chemin. Je dois admettre que c'est la première fois que je circule en Haïti et que ca roule si bien!
Nous commençons par nous rendre au Camp du Champs-de-Mars où une séance de photo aura lieu devant ce qui reste du palais présidentiel (évidemment...) et par la suite, nous circulerons en véhicules dans le Champs-de-Mars pour voir le camp.  Nous nous rendons par la suite au Camp Jean-Marie-Vincent.

Cet endroit est relativement "chaud" et une présence policière est assurée en tout temps.  Nous pourrons toutefois y circuler sans problème à pied et faire le tour du camp.  Je vous joins ici une petite photo intéressante qui vous expliquera pourquoi le secteur du camp que nous avons visité se nommait "le camp militaire":



En effet, dans cette partie du camp nous retrouvons les restes de deux hélicoptères et d'un avion militaires.
Le camps de Jean-Marie-Vincent est un camp pauvre et assez difficile... en comparaison au second camp que nous visiterons par la suite: le camp Corail.

Celui-ci est situé à l'extérieur de Port-au-Prince, près des montagnes vers la République Dominicaine.  Avec la photo suivante, vous verrez que ce camp n'est pas composé des tentes que nous sommes habitués de voir dans les reportages photos:



Des petites maisonnettes ont été construites et fournies aux personnes qui y habitent. Nous avons visité l'intérieur d'une de ces maisons.  Celles-ci, d'une superficie d'environ 12 pieds par 10 pieds (une approximation que j'ai faite à l'oeil), abritent des familles parfois de 5 - 6 personnes.  Ainsi, la maison que nous avons visitée était habitée par 6 personnes dont la majorité couche par terre.



Nous avons vu la chambre, et ici nous voyons la "cuisine":



En fait, la cuisine se fait à l'extérieur de la maison, à l'avant sur le porche.

Dans ce camp, un projet de construction d'écoles est en cours et les bâtiments sont prêts à recevoir les étudiants pour le mois de septembre, il ne manque que les meubles et pupitres pour permettre aux jeunes de s'y asseoir.  Mais on nous a informé que peu importe, pupitre ou non, les enfants auront des services d'enseignants et pourront aller à l'école dès septembre.


Par la suite, nous nous sommes rendus à un orphelinat qui est parrainé par un policier de Montréal et nous avons été reçus par les enfants qui ont formé une petite chorale pour nous interpréter quelques chansons.


Je partage avec vous une belle photo d'une jeune fille au regard triste:



Nous avons bien entendu fait la visite des locaux de l'orphelinat, voici le dortoir des jeunes garçons:




Nous avons été informés que l'orphelinat déménagera bientôt dans des locaux rénovés et les enfants seront mieux installés.  Un tel orphelinat nécessite environ 1000$ USD par mois pour son fonctionnement, incluant la nourriture pour les enfants (environ 400$ USD par mois).  Bien entendu, la visite de l'orphelinat a touché bien des coeurs et une grande partie de la délégation est sortie de cet endroit plutôt émue.

Suite à la visite de l'orphelinat, nous retournons à l'hôtel, il est déjà près de 18h00 et nous devons participer à un souper - séance de travail pour planifier les jours qui viennent.  Ce souper se terminera vers 22h30 et je retourne chez moi, qui est à environ 20 minutes d'auto de l'hôtel où loge la délégation.

Lundi, c'est la journée de visite consacrée à Port-au-Prince, nous débuterons par le quartier de Bolosse où nous avons débuté un petit projet de réfection d'une place publique (installation d'un système de purification d'eau et d'éclairage solaire).  Ce projet nécessitera toutefois le déplacement de quelques familles qui s'y sont installées.

Je vous joins une photos qui date de quelques mois pour que vous ayiez une idée à quoi ressemble cette petite place.  Les photos prises lors de la visite sont tellement bondées de personnes qu'on n'y voit pas vraiment la place: (de toute façon je n'utilise pas les photos "officielles" prises durant la visite pour illustrer mon blogue qui se veut une initiative personnelle.)




Suite à la visite de la place publique, nous nous rendons au cimetière.  Je ne vous incluerai pas de photos du cimetière. Si vous désirez en visionner, je vous réfère à une entrée de blogue précédente que j'ai consacrée au cimetière de Port-au-Prince.

À la fin de la visite du cimetière, il y a eu une petit point de presse ... voyez à quoi cela ressemblait!


Pendant que le maire a répondu aux questions des journalistes, je me suis organisé avec un petit groupe d'amis de la mairie de Port-au-Prince et de visiteurs comme moi pour nous éclipser pour rendre visite à mon ami "Baron Samedi" et pour permettre aux gens qui nous accompagnaient de jeter un oeil à un aspect de la religion vaudoue.  Encore là, je vous réfère à mon entrée de blogue sur le cimetière si vous désirez quelques informations sur les "Bawon"!


Lors de notre visite, il y avait une cérémonie vaudoue en cours, mais malheureusement, je n'avais pas mon appareil photo sur moi, alors je n'ai pas pu vous rapporter une image.  En fait, il y avait quelques personnes qui adressaient des prières à Baron pour la guérison de proches et qui avaient fait quelques offrandes telles que du clairin (alcool artisanal) et autres...   Il faut noter que les offrandes dégageaient une odeur assez sucrée et ... alcoolisée.

Et voilà la photo:



Suite à la visite du cimetière, la délégation VIP s'est rendue pour rencontrer le Ministre de l'intérieur et, de notre côté, une collègue en mission et moi nous sommes rendus directement à la mairie temporaire de Port-au-Prince.  Nous en avons profité pour discuter avec le Maire de Port-au-Prince et les membres de son administration.  Celui-ci n'a pu se rendre au bureau du ministre et s'y est fait représenter.  Or, comme je fais "partie des meubles" à la mairie, nous avons pu nous y rendre et nous asseoir dans le bureau du maire pour discuter avec lui .

Vers 12h00, le groupe nous a rejoint pour le lunch à la mairie et par la suite, nous nous sommes rendus dans la Paroisse de St-Jude et St-Simon, en montagne.  Pour ceux qui suivent mon blogue, vous êtes déjà familiers avec cet endroit!... hé oui... C'est l'endroit où nous avons fait installer quelques lampadaires solaires.

Nous nous y sommes rendus pour souligner l'installation des lampadaires solaires.  Une cérémonie, précédée de la prière a eu lieu, avec les discours d'usage.  Seul petit hic à la cérémonie est que les journalistes ont fait fi de l'assistance pour se placer entre les speakers et celle-ci.  Je dois admettre avoir été agréablement surpris de constater que le Maire de Port-au-Prince a remercié non seulement son personnel pour le travail accompli mais il a pris la peine de me remercier moi aussi ! Je ne m'attendais pas à ça.



Suite aux discours, nous nous sommes rendus sur la place publique pour la bénédiction et des rafraîchissements.  Je dois vous dire que ceux-ci étaient bienvenus car il faisait une chaleur torride (un peu plus de 40 degrés celsius).


La cérémonie a duré environ 2 heures. Lors de la distribution des bouteilles d'eau, de jus et de liqueurs douces, je me suis amusé à aller dans la foule pour en donner aux jeunes... il y a eu une ruée incroyable!!! ouf!  Ce qui était vraiment formidable, c'est qu'une très grande partie de la population s'était rendue sur les lieux pour assister à l'événement et, lors de la distribution des boissons, les gens ont laissé les enfants aller chercher à boire (sauf quelques dames plus "effrontées" qui ont décidé de pousser les enfants pour se procurer des boissons mais heureusement il n'y en a eu que quelques unes).

Les gens de la paroisse étaient visiblement très heureux de la pose des lampadaires et de l'éclairage qui leur est fournit depuis ce temps.

Mon ami Levinston m'a reconnu et m'a sauté dessus, on a pu passer quelques moments ensemble en compagnie de ses amis et de parents.  J'ai déjà parlé de Levinston dans un blogue précédent...  Mais ça fait bien plaisir lorsque les gens se souviennent de nous, surtout les enfants... avec leur innocence et leur sourire!  Je lui ai promis que je retournerai le visiter parfois pour lui faire un petit allo!

Nous avons dû quitter par la suite pour l'inauguration de nos bureaux.  Une cinquantaire de personnes y étaient invitées, nous avions fait préparer des bouchées et breuvages.  La aussi, ce fut un beau succès et une petite conférence de presse a eu lieu, avec discours, photos... etc... Le cocktail s'est terminé à 18h30 par une séance de photos.   Et par la suite, il nous fallait quitter pour aller au souper officiel.

Celui-ci a eu lieu au restaurant le View qui est magnifique. Ce restaurant est situé en haut d'un édifice de 7 étages et offre une vue imprenable sur la ville. (d'où son nom!)



La table contenait une quarantaine de places et fut disposée en fer à cheval avec les officiels au bout.  J'en ai donc profité pour m'asseoir avec les policiers qui nous ont escortés tout au long de la mission.  Je dois dire que ces gars-là font un boulot du tonnerre et je ne peux que les remercier pour tout ce qu'ils ont fait pour nous.

Nous avons donc mangé dans cet excellent restaurant et le souper s'est terminé vers 23h00.. et nous sommes rentrés nous coucher. Le départ prévu pour le lendemain matin était à 6h30, mais je devrai quitter la maison à 6h00 pour me rendre au lieu de rencontre.  J'ai donc dormi environ 2h00. Hé oui, je suis comme ça, dès que je sais que je dois me lever tôt le lendemain, j'ai de la difficulté à m'endormir. Et il y avait plusieurs choses à penser et les événements de la journée nous ont parfois causé certains émois.  Ici à Port-au-Prince, je peux vous dire que la logistique à elle seule peut vous tenir en haleine durant des heures!

Le mardi, troisième journée de la tournée, se déroule dans la région des Palmes. Cette région est formée des communes de Léogane, de Gressier, de Grand Goâve et de Petit Goâve.  Pour s'y rendre, ça prend environ 2h00 - 2h30.  Toutefois, nous avions une escorte de la Police Nationale qui nous ouvrait le chemin, nous avons donc pu éviter les blokus (ici, lorsque la route est bloquée par du traffic, on appelle ca "blokus") du centre-ville de Port-au-Prince.

Nous quittons donc Port-au-Prince à 6h30 et arrivons à Petit Goâve vers 8h15 (ouf!, ca a été vite!).  La cérémonie commencera vers 9h00 et nous avons une heure à tuer.  Les VIP vont faire un tour de ville en voiture et de notre côté, nous nous rendons au commissariat pour visiter.  Je n'ai pas de photos de l'intérieur du commissariat, mais croyez moi, vous ne voulez pas y être détenu.  Je ne crois pas nécessaire de vous donner une description complète des conditions d'hygiène qui règnent dans les cellules ou même de l'odeur qui prévaut et je vous en fait grâce, mais je peux vous dire que je ne voudrais pas y passer la nuit.

À Petit Goâve, la journée s'annonce très chaude. Nous aurons une journée à plus de 40 degrés, au soleil.  Alors que les cérémonies de la veille (St-Jude et St-Simon) se déroulaient à l'ombre, celles prévues pour la matinée du mardi auront lieu au soleil.  L'avantage de ne pas être un VIP est que j'ai pu me placer à l'ombre d'un arbre en retrait alors que les autres étaient assis au soleil pour les discours. ;-)

Suite aux discours, une affiche a été dévoilée où on peut lire qu'il s'agit d'un projet de réfection de la place d'armes de Petit Goâve.

Nous nous sommes par la suite (vers 10h00-10h15) rendus à Grand Goâve où une cérémonie étaient prévue pour le lancement d'un projet de réfection d'un stade de football.  Les citoyens étaient en liesse, c'était vraiment la fête, le député et le maire de l'endroit étaient présents et les citoyens criaient leur joie. Ce qui a été bien agréable était que la petite cérémonie de lancement du projet était couronnée par la présence de deux équipes de foot et il y a eu une mise au jeu où les officiels (les élus) ont tous sifflés en même temps pour le début de la partie... très l'fun. 


Suite à la séance de photos officielle, nous sommes partis pour Léogane où un projet de future gare d'autobus a été lancé.   En plus du maire de Léogane, nous avons eu une intervention d'une marchande de Léogane et d'un chauffeur d'autobus, c'est toujours intéressant d'entendre les principaux concernés dans ces situations!

À ce moment, une partie du cortège s'est rendue à Port-au-Prince pour rencontrer le président Martelly et de notre coté, nous nous sommes rendus à l'église Mormon de Léogane pour le lunch et une conférence de presse.  Le lunch était délicieux, des boîtes à lunch avaient été préparées (nourriture créole, riz, poulet etc) et nous avons mangé et écouté les présentations faites aux journalistes.   Les présentations visaient en grande partie l'intercommunalité, qui est un concept génial de mise en commun des ressources des communes pour ainsi offrir une plus grande gamme de services aux citoyens.

Et, enfin, nous nous sommes rendus à Gressier pour le lancement d'un projet de recyclage de déchets.  Notons que jusqu'à la dernière minute, cette cérémonie aurait pu être annulée puisqu'il y avait une manifestation pacifique à l'endroit où se tenait la cérémonie.  Malgré le fait que la manifestation soit pacifique, nous ne nous rendons jamais sur les lieux d'une manifestation pour des raisons évidentes de sécurité. Mais celle-ci a cessé et la cérémonie a eu lieu.

Les citoyens ont pris part à la cérémonie et ont participé aux démonstrations du projet de recyclage de déchets dans la commune de Gressier:



Un panneau explicatif a été dévoilé où on retrouve une nomenclature des matières qui peuvent être recyclées ou non.  Nous avons par la suite eu une démonstration sur comment séparer les déchets pour les préparer au recyclage.

Nous sommes par la suite retournés à Port-au-Prince, départ vers l'hôtel: 17h00.  Nous ne pouvions pas retarder ce départ puisqu'il faut traverser le centre-ville à la clarté du jour pour des motifs de sécurité.  Un convoi tel que le nôtre ne passerait pas inaperçu et nous ne tenions pas à attirer l'attention à la noirceur.

J'ai réussi à obtenir un "woulib" (un "lift" en créole) pour me rendre chez moi (je ne loge pas au Karibe Convention Center) et j'ai pu souper au restaurant du Montana tranquillement en compagnie d'une partie de la délégation, soit les amis de la Fédération canadienne des municipalités et de l'Union des municipalités du Québec.  Les officiels de la mairie de Montréal sont demeurés à l'hôtel Karibe pour un événement spécial.

Je ne vous cacherai pas que je commençais à être un peu (beaucoup) fatigué.  Le manque de sommeil et la chaleur torride commençaient à produire leurs effets.   Cette nuit-là, j'ai vraiment bien dormi!

Le mercredi, il demeurait une demie-journée d'inauguration dédiée aux bureaux des associations (association de mairies et association de sections communales), soit la FENACAH et la FENAMH.  Nous avons visité les deux immeubles et des discours d'usages ont eu lieu.



Voici la banderole de la deuxième association:


Je dois dire qu'une parole a été prononcée qui m'a beaucoup touchée.  Le président de l'Union des municipalités du Québec a dit:

"Seul, nous allons plus vite..... ensemble, nous allons plus loin."

Wow!  voilà qui résume bien la position à laquelle j'adhère dans le cadre de la mise en oeuvre de mon mandat.  Une équipe forte et unie ne peut que réussir à avancer dans la bonne direction. 

Suite à ces discours, nous avons mangé un petit goûté.  Les officiels sont partis de leur côté et nous sommes retournés à la maison pour le lunch et ensuite au bureau pour reprendre nos activités.

Maintenant que la mission est terminée, nous devons accomplir le travail dans le cadre de la mise en oeuvre du programme.  Les prochaines semaines seront bien chargées car nous accusons plusieurs jours de retard sur notre horaire de travail... mais ça valait la peine.  Cette mission m'a permis de voir à quel point il n'est pas facile d'organiser de tels événements et comment un bon travail d'équipe peut permettre de réaliser de grandes choses.

Babay tout moun

Richard

Sunday, July 3, 2011

RAM

Salut tout moun

Je prend quelques minutes pour vous parler un peu de mon expérience "RAM". En effet, j'ai assisté à un spectacle du groupe RAM à l'hôtel Oloffson.  Ces spectacles se donnent le jeudi soir... tous les jeudis soirs.  Autrefois, ils commençaient à 23h30 pour se terminer à environ 3h00 du matin, mais aujourd'hui, les horaires ont changé.  Le spectacle commence vers 9h00-9h30 et se termine environ 12h00...

Nous sommes arrivés à l'hôtel vers 9h30, les rues avoisinantes étaient déjà pleines de voitures stationnées et l'hôtel était plein mais nous avions réservé une table près du groupe.

RAM est un groupe de musique à influence vaudoue qu'on appelle "mizik rasin".


Les instruments utilisés sont tant des instruments utilisés dans les cérémonies vaudoues ou les raras:



Voici une autre image:

Mais on utilise aussi des instruments plus modernes:




Le spectacle était super entraînant et les gens dansaient... malheureusement, quelques personnes saoules se sont placées devant les tables pour aller danser.  Alors elles bloquaient le chemin et la vue, ce sont les gardiens qui ont dû leur demander de se retirer.  La deuxième fois cette situation s'est produite, le gardien a dû s'engueuler avec la fille car elle refusait de se retirer de là...

Bref, les gens se comportaient bien en général, sauf quelques expats qui se sont saoulés et qui ont manqué de respect envers les autres.

Mais sommes toute, nous avons passé un belle soirée.  Je ne saurais vous laisser sans vous montrer une photo du chanteur et fondateur du groupe RAM (Richard A. Morse):



J'ai tenté de vous insérer un petit extrait musical mais l'internet d'ici ne me permet pas de le faire... peut-être un jour pourrais-je le faire.  À ce moment, je partagerai avec vous la musique de RAM.

à bientot!

A bientot!

Richard